Le peintre RAVAISOU

La biographie du peintre par Max MOUTTE

vers 1900

Au XIXème siècle, Bandol a eu le privilège de voir naître un grand peintre artistique pictural, éditorialiste et musicien qui sera méconnu de la population de l'époque et plus tard de la population contemporaine.

RAVAISOU Joseph, François, Martin, (né le 12 novembre 1865 à BandolL'officier de l'état civil est Jean-Baptiste BLANCHERY, maire ; Les témoins à l'état civil sont : le 1er témoin, Antoine LAURENT, 53 ans, propriétaire d'un magasin de confection, le 2ème témoin, Bénonin PAUL, 44 ans, capitaine marin, maître au petit cabotage tous deux domiciliés à Bandol.) est le fils de Joseph, Marius RAVAISOU tonnelier et marin, (né le 4 avril 1839 à La Cadière) et de son épouse Augustine, Laurentine CARBON, (née en 1839) à Bandol, la fille de Auguste, Frédéric CARBON, marin et de Marie BAJAT, son épouse.

Son grand-père paternel Honoré, Jean Baptiste RAVAISOU (né le 19/02/1804 à Marseille) de profession chapelier, puis employé des douanes et sa grand-mère paternelle son épouse Madeleine, Pascale ELSEN (née le 30/05/1805 à Marseille).

Son grand-père maternel est Auguste, Frédéric CARBON, (25/05/1800 à Bandol) navigue sur les vaisseaux de la marine royale, puis devient patron marin en petit cabotage. Il épouse le 13/08/1834 à Bandol Marguerite BAJAT (née le 08/08/1812 à Bandol).

Son arrière-grand-père maternel Dominique CARBON, profession capitaine au petit cabotage qui a épousé Geneviève AMIEL ; Son tri aïeul Mathieu CARBON était marié à Marie, Madeleine SUQUET qui devait être une s½ur du maçon qui construira l'église communale et paroissiale de "Saint-François de Sales" en 1746-1748, puis la chapelle corporative de "Saint Elme" des gens de mer de 1772 -1773 - la chapelle caritative "Saint Vincent de Paul" des pénitents noirs de la charité de 1782-1783.

Lors de la déclaration de sa naissance Joseph, François, Martin RAVAISOU a eu comme témoins de l'état civil Antoine LAURENT, qui sera maire d'avril 1875 à janvier 1878, Bénonin PAUL (fils de Laurent PAUL et de Emilie REBOUL) tous deux originaire de Bandol. L'officier du registre d'état civil de la municipalité est Jean Baptiste BLANCHERYmaire de la commune de Bandol de 1863 à 1870.

Fils unique du couple, Joseph RAVAISOU veut s'orienter vers une carrière maritime comme les membres de sa famille, mais sa mère Augustine reprouve et s'y oppose fermement.

La famille quittera la commune de Bandol car son père Joseph, Marius RAVAISOU, déménagera à Aix en 1878 où il vient d'être nommé "appariteur" à la faculté de droit abandonnant ainsi son métier de tonnelier de Bandol.

Alfred VIVIEN

Joseph RAVAISOU fait sa scolarité primaire au pensionnat d'Alfred VIVIEN, dont le père Jacques VIVIEN avait fondé le pensionnat en 1850Alfred VIVIEN avait repris la succession en 1860 comme directeur scolaire jusqu'en 1880..
Alfred VIVIEN sera élu comme maire de la commune de 1881 à 1901.

Joseph RAVAISOU après ce déménagement familial, fera donc ses études secondaires au collège Bourbon à Aix en Provence.

Joseph RAVAISOU se résout à commencer en 1882 à l'âge de 17 ans, mais sans conviction une carrière "d'instituteur". Il avait une attirance pour la musique et la peinture artistique.

Cette passion pour les beaux-arts fera de lui un artiste peintre artistique, auquel se joint un don de musicien comme "joueur de flûte" ; il deviendra concertiste.

Joseph RAVAISOU est un personnage hors norme de l'époque. Il a un caractère frondeur, libertaire et révolutionnaire qui le fera participer et contribuer avec un groupe d'amis intimes à de multiples discussions philosophiques et réformatrices de la société de son temps à l'approche du siècle nouveau, le XXème siècle.

Grâce à cet esprit contestataire, Joseph RAVAISOU trouve dans cette mouvance un emploi secondaire de "chroniqueur" dans un journal libertaire"La Lampette qui imprime divers articles réprobateurs.

A la suite de ces articles écrits contre l'armée françaisequelques années plus tard en 1894 aura lieu l'affaire de Alfred DREYFUS 1859-1935, capitaine condamné au bagne, aussi pour avoir écrit toutes ces critiques il se retrouve congédié de sa fonction d'enseignant, qu'il n'exercera désormais plus.

Etant sans travail, Joseph RAVAISOU trouve un emploi à Marseille grâce à ses dons de musicien en devenant à 19 ans d'abord "sous-chef" et puis "chef d'orchestre" au Gymnase à Marseille.

Il ira ensuite à l'Alhambra en 1886 où il resta dans cette fonction pendant huit années jusqu'en 1894.

Cette même année 1886, où il obtient cet emploi, Joseph RAVAISOU rencontre une charmante jeune fille ; Après une fréquentation assidue, il épouse à Aix en Provence en 1889, Rosalie, Henriette DOL (née en 1869 à Aix) ; mais il divorceraDe cette union vont naître deux garçons : Paul en 1890 et Joseph en 1894.

La vie de couple Rosalie et Joseph RAVAISOU est fragilisée par des conflits dus aux fréquentations de Joseph le soir après son emploi.

Il s'instaure une mésentente qui va par la suite aboutir à une séparation ; En 1894 son épouse le quitte lui laissant à sa charge les deux garçons.
quelques années plus tard.

Joseph RAVAISOU se retrouve dans une situation difficile avec la garde de ses jeunes fils, aussi il les confie à ses parents Honoré et Madeleine RAVAISOU dans la commune d'Aix en Provence.

Se retrouvant seul Joseph RAVAISOU se décide à passer en 1894, un contrat de "rédacteur" avec le journal "le Réveil du Maroc"destiné à la délégation française au Maroc. Il part pour l'Afrique du Nord.

A la fin de son contrat de trois années en Afrique du Nord, Joseph RAVAISOU revient en 1897 en France et il prend la décision se consacrer à sa première passion la "peinture artistique".

Décidé à vivre spécifiquement de cette nouvelle activité professionnelle, Joseph RAVAISOU va s'installer à Aix en Provence, qui est le berceau des arts, de l'architecture et de la peinture artistique provençale.

Bandol vers 1880
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