L'île de Bandol

Bendor, l'île qui vous enchantera

La légende de Tauroentum
Au VI siècle avant J.C., des navigateurs grecs s'échouent dans la baie actuelle des Lecques. Le site est bien abrité et proche de Massalia (Marseille), ils s'installent en ces lieux qu'ils baptisèrent Taurois... leur bateau avait une tête de taureau comme figure de proue. Naît une ville grecque qui s'étend de la Gorguette (près de Sanary) jusqu'à La Ciotat, en passant par les actuels villages de Saint-Cyr et des Lecques. En 49 avant JC, les Tauroentins s'allient aux Massaliotes et rejoignent le camp de Pompée. Pendant le siège de Marseille, leur flotte est vaincue par Decimus Junius Brutus. La région passe aux mains des Romains et Tourois se latinise en TauroentumNota: D'après les vestiges retrouvés Tauroentum se limiterait en réalité à une villa gallo-romaine, située aux Lecques. L'activité volcanique semble avoir cessé dans la région il y a 17 millions d'années, mais il ne serait pas impossible qu'un événement géologique important ait, au début de notre ère, modifié profondément le rivage, entre la Ciotat et Toulon, comme cela s'est produit en Égypte..

En l'an 50 de notre ère, une éruption volcanique anéantit cette ville immense, qui disparaît dans les flots, tandis que se forme une île dont la superficie actuelle atteint 7 hectares. Les Sarrasins qui viennent plus tard ravager nos cotes l'appellent Isola del Bendoris (l'île fille de la Montagne). C'est ainsi qu'apparaît Bendor qui donna Bendou en provençal, puis Bandol.

Au XVIIème siècle, le duc de Lacadière exile son fils, le comte Robert sur l'île. Celui-ci ne tarde pas à se transformer en naufrageur. Il allume des feux sur les rochers et pille les épaves de bateaux qui viennent s'échouer sur les récifs. Il aimait à répéter: "J'ai une pierre qui est plus précieuse que le diamant qui orne la couronne du roi de France."

Avec Henri IV, qui la donne au capitaine de Boyer pour se défendre contre les Sarrasins, Bendor cesse d'appartenir au Royaume pour devenir la propriété de particuliers. D'abord propriété du seigneur de Bandol qui cédera ses derniers biens à Gaspard, Eusèbe Gaudin de la Grange en 1795, elle passe ensuite entre les mains de différents propriétaires dont Jean-Pierre Fortier, puis Benonim, Joseph AnsaldyOn rapporte qu'Alexandre Dumas invité par M. Ansaldy, propriétaire de l'île, y cuisina une matelotte qui fut plus goûtée des amateurs que le plus intéressant de ses romans., Jean Maurin qui la revend à MM.Rouvier et Argence, originaires de Marseille pour enfin revenir à Paul Ricard en 1950 qui va complètement la transformer en station touristique et de loisirs.

Elle était alors dans un état d'abandon complet. Quelques cartes anciennes nous donnent une idée de son état alors que n'y existait qu'une seule construction, une vieille bâtisse délabrée, et un seul habitant, un insolite mouton. Quelque temps après, le mouton ne devait plus être qu'un bon souvenir de rôti, lorsque la masure fut intégrée à un bâtiment plus grand auquel se sont ajoutés une petite villa et plusieurs bungalows destinés aux amis du propriétaire.

La suite au chapitre II...

Par Max MOUTTE, historien communal de Bandol en collaboration avec Nicole Guillot

Suite >> Un pays de lanterne magique


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