Jeanne Cherhal

En concert à Six-Fours

En 2001, le premier album éponyme de Jeanne Cherhal révèle une artiste portant couettes et jouant du piano. Trois ans plus tard, le succès est au rendez-vous. La guitare a pris la place du piano mais la voix douce et l'ironie demeurent. Elle obtient deux disques d'or pour les albums « Douze fois par an » (2004) et « L'eau » (2006). Huit ans plus tard, la douceur est toujours là mais le ton a changé. Plus de second degré et un retour en force du piano pour un nouvel opus intimiste : « Histoire de J. ». Rencontre.


Votre nouvel album sonne différemment des autres, vos textes et vos musiques sont plus épurés, pourquoi ?

« Histoire de J. » est un album frontal et très intime. C'est un peu l'album de la maturité. Il y a des passages nostalgiques et d'autres où je me livre en restant toujours très premier degré. Je ne voulais plus m'encombrer d'une ironie qui cache la profondeur de vos sentiments. Il m'était important d'aller au plus juste.

Reprendre le piano vous a aidé à composer ce disque ?

Oui ! C'est mon instrument de prédilection. Il me permet de m'exprimer sans tricher. Il me fait face, je suis à la fois en lutte et en harmonie avec lui. Cela aboutit à une grande variété d'orchestration. Pour « Histoire de J. » j'ai beaucoup travaillé la rythmique et la main gauche. Il y a beaucoup de groove dans certains morceaux, d'autres sont plus calmes et il y a aussi quelques duos piano/voix.

Comment évoluent vos chansons sur scène ?

Après plus d'un an de tournée, elles ont mûri. La chance que j'ai c'est d'être accompagnée sur scène par ceux avec qui j'ai enregistré le disque (basse, batterie, guitare). C'est une première pour moi et c'est vraiment génial ! Du coup nous suivons l'évolution naturelle des morceaux. On ne s'interdit pas de les réorchestrer, d'en changer certains passages ou certains arrangements.

Les relations homme/femme continuent de beaucoup vous inspirer, est-ce aussi dur qu'à vos débuts ?

Non cela c'est arrangé (Rires). D'ailleurs ce disque s'en ressent. Il est comme une déclaration d'amour. Ce sont davantage les mots d'une amoureuse des hommes que ceux d'une femme qui n'aime pas les hommes. Il y a d'autres morceaux qui traitent plus de la condition féminine, comme « quand c'est non, c'est non » ou « femme debout ». Pour moi ce sont deux sources d'inspiration intarissables.

2015©A.S.W
(droits réservés pour la photo)

Jeanne Cherhal et son trio seront en concert, le 17 avril, sur la scène de l'Espace Malraux, à Six-Fours, à 20h30 (contre-allée de Lattre de Tassigny, 83140). Billetterie et renseignements : www.espace-malraux.fr et 04 94 74 77 79.


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