Création de Bandol par la Famille Boyer

Rapide histoire de la famille Boyer de Foresta


Vers le XVème siècle, un certain Guilhem BOYER demeure dans la commune d'Ollioules, il est le premier personnage de cette famille: Guilhem BOYER, est originaire de la ville de "Nissé" (Nice).

Le personnage Guilhem BOYER est devenu dans le temps un notable commerçant et négociant de la ville d'Ollioules, laissant à sa descendance de nombreux biens et c'est de sa succession que va naître le personnage local du futur domaine du fort de la Motte de Bandol.

Le Fondateur du Territoire de Bandol.

Un personnage apparaît au XVIème siècle dans ce contexte des guerres de religion qui est Antoine BOYER, le second fils d'Etienne BOYER et de Marthe PEYRAN, né en 1562 à Ollioules.

Son père d'Etienne BOYER était déjà capitaine dans l'armée ; Etienne BOYER était le fils de sieur d'Anthoine BOYER.

Antoine BOYER choisit de faire une carrière militaire qui par la suite de ses faits de guerre lui permettra de devenir un seigneur provincial ; il est un intrépide officier militaire qui se bat dans l'armée royale de Provence.

La construction de la forteresse de Bandol, est due à l'envoi d'un courrier de Jean-Louis de NOGARET de LA-VALETTE, Duc d'ÉPERNON, qui notifie à Antoine de BOYER de dresser ainsi que de construire * un fort * sur la butte de la presqu'île de la Motte en territoire de La Cadière au lieu-dit " hameau de Bandol ", face à l'île de Bandol en date du **10 mars 1594** et d'en prendre le commandement.

Antoine BOYER capitaine, reçoit du Duc d EPERNON, en septembre 1594 une # lettre patente #, confirmant son autorité du lieu, ainsi que le solde de ses gages pour la construction du * fort de Bandol *.

Antoine BOYER recevra en récompense, en 1596, suite à son commandement "l'arrière fief" de cette surface du fort d'environ de 2 a 3 hectares de même qu'il le reçoit "en fief et paye morte".

Par la suite, il va négocier en 1615, un ensemble plus important de surface "sous fief" qui deviendra la commune de Bandol un siècle plus tard avec François II de BOYER de FORESTA.

Antoine de BOYER est devenu seigneur et propriétaire terrien d'un sous-fief en 1615, cet acte est enregistré et collationné en juillet 1615 par maître Etienne ROHAIN notaire royal en la ville de Rome en Italie et confirmé par l'acte en octobre 1615.
& C'est le *06 mai 1603* qu'arrive au fort de la Motte de Bandol la missive d'un privilège reçu par Antoine de BOYER.

Cette missive est une # lettre patente # envoyée par le roi HENRY IV au capitaine Antoine de BOYER seigneur de Bandol accordant # don d'un privilège exceptionnel # concernant d'avoir la possibilité de poser des madragues pour la pêche aux thons dans la mer du levant autorisant de caler de la baie de La Ciotat à la baie d'Antibes.

Cet exceptionnel privilège fera toute sa fortune dont les revenus permettront de construire «un château» en 1610 et par la suite des temps que ses successeurs puissent acheter «un sous-fief» en 1615 et «un fief» en 1715.

L'autorisation est donnée en l'année 1610 pour la construction d'un "château" comme demeure seigneuriale


BOYER de FORESTA

Le fils Jules de BOYER succède à Antoine , mais dans une vocation de faire une "carrière maritime" ; il s'oriente dans la marine royale qui offre plus de diversité et une promotion plus valorisante en cette période où la noblesse s'efforce d'avoir le plus de commandement dans l'armée terrestre.

Le seigneur de Bandol, Jules de BOYER ajoute à son nom propre celui de son épouse, conformément au testament de son beau-père François de FORESTA devenant le seigneur de Bandol au titre de # de BOYER de FORESTA #.

Le seigneur capitaine Jules de BOYER de FORESTA continue sa carrière maritime et occupe divers postes de responsabilités de commandement d'une galère, des bricks, des frégates, des corvettes et des vaisseaux de la marine royale de guerre.

Deux jours après la signature testamentaire de Jules de BOYER de FORESTA, en novembre 1675, le seigneur décède laissant un titre de noblesse de FORESTA au nom de BOYER.

Au seigneur Jules de BOYER de FORESTA, capitaine de marine succède son fils aîné François 1 de BOYER de FORESTA qui ne suit pas la carrière maritime de son père, mais à choisi celle de la "magistrature" au Parlement de Provence d'Aix.
François 1er de BOYER de FORESTA, est né en 1635, fils de Jules de BOYER de FORESTA, seigneur de Bandol et d'Eléonore de FORESTA son épouse.

François 1er de BOYER de FORESTA avocat au Parlement d'Aix en Provence, arrive à sa trentième année aussi sa famille songe à le marier avec une jeune fille de famille noble.

L'heureuse élue est Catherine de MAUREL de PONTEVES de la haute noblesse de Provence, fille de Pierre de MAUREL, haut magistrat au Parlement de Provence et de son épouse, la noble Dame MAUREL, Diane de PONTEVES.

Alors, qu'il voyage en royaume de France, François 1er de BOYER de FORESTA, tombe malade à la ville de Grenoble, alité par de fortes fièvres, il sollicite en cette circonstance de faire son testament.

Le seigneur de Bandol François 1er de BOYER de FORESTA décède à Grenoble, il est enterré le 09 août 1679 à Aix.

Catherine de MAUREL de PONTEVES, sa veuve va assigner une procédure pour obtenir le rattachement à son "arrière–fief" du fort et du château, celui d'avoir un "sous–fief" par l'abbaye de Saint-Victor de Marseille en territoire de La Cadière remis à titre de concession en 1615 d'avoir la concession seigneuriale définitivement acquise son sa mandature et attaché à sa seigneurie.

Ce domaine du sous fief, ne deviendra un "fief indépendant" par son détachement avec la commune de La Cadière qu'en 1715.

Le fils, le seigneur François 2ème de BOYER de FORESTA de PONTEVES est né en 1673, va poursuivre ses études en droit à Aix pour être "avocat".

Le seigneur François 2ème de BOYER de FORESTA, continue l'½uvre de sa mère en demandant le détachement de l'arrière-fief de Bandol de la commune de La Cadière.

BANDOL devient un corps de communauté avec un territoire de 850 hectares et une population composée de 14 feux et demi ; {qui sont des familles réparties dans les différents hameaux (bastidans) et sur la bordure de mer (pécheurs et marins) de la baie}.

par Max MOUTTE, historien communal de Bandol

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